Patrick CHAUMIER

 

C’est d’un pas allant que se fait la rencontre avec Patrick : l’humeur est joviale, l’enthousiasme est palpable, son allure aérienne et sportive, son regard vif et pénétrant, sa verve intarissable en disent long sur sa détermination à étendre et à consolider ses connaissances sur une catégorie ancestrale de la race canine. Elles ont été élaborées et peaufinées au fil des années, autour de l’univers des Lévriers qu’il côtoie depuis sa plus tendre enfance, jusqu’au choc de la rencontre visuelle des œuvres de son mentor «  Vladimir Velickovic ».Patrick connaît le véritable sens de la vie, s’émeut de l’interaction qu’entretient Dame nature avec tous les êtres vivants : il donne une valeur ajoutée à la relation empathique avec l’autre et nous invite dans son sillage passionné et foisonnant de détails surprenants, à découvrir et à mieux apprécier ces esthètes et athlètes hors norme de la famille des canidés « les Lévriers ».

 

Comment ne pas être saisis par l’allure à la fois gracile et musclée des nombreuses variétés de Lévriers, qu’il peint avec amour et dextérité, d’un œil averti et observateur, de sa formation de Designer Industriel, poussant dans le détail, les nombreuses variantes morphologiques de la race, dont la réputation Internationale les précédent, depuis leur identification au sein du groupe des canins dès les temps reculés du Mésolithique en compagnie du Lévrier « Tessem ». Ils étaient jadis estimés et très prisés de l’homme pour ses qualités de rabatteurs pour la chasse, jusqu’à l’époque de la Renaissance tout autant que les invasions Grecques et  Romaines ont su l’apprécier à cet effet et furent également à l’origine de la Cynophilie.Les incursions romaines arrivées en Egypte aux abords de 2600 avant JC, nous laissent aussi des vestiges mortuaires de témoignages abondants sur la domestication du Lévrier plus particulièrement proches du Saluki, dans les tombeaux de Pti ou du Pharaon Antef II..

 

Ce corps d’athlète puissant taillé dans une charpente osseuse complexe et calibrée telle une mécanique sans faille, conforté par sa masse musculaire et ligamentaire dense,  savamment répartie et enchevêtrée, transforme cet esthète des canidés, en puissant auxiliaire de survie également appréciés des Touaregs. Emigré de sa Mésopotamie et Ethiopie Natales vers l’occident, Le Lévrier traverse les époques où ses aptitudes remarquables à la course, son caractère sociable, calme, et joueur en font l’animal favori pour la chasse du gibier en meute, autant qu’il faisait le bonheur de sa compagnie fidèle et attentionnée, d’une certaine caste de grands Seigneurs. Ce statut social mis à mal à La Révolution,  l’abolition des privilèges ont eu raison d’une certaine utilité et de l’agrément qui leur étaient dédiés. Cependant les Lévriers suscitent toujours l’engouement chez le plus grand nombre et feront l’objet de soins alimentaires tout particuliers et de croisement variés : ils se démocratisent et restent tout à la fois un remarquable animal de compagnie et un athlète de course stimulé par l’esprit de compétition, renforcé par un entraînement intense à la poursuite d’un appât factice.

Tout cet univers, ces vastes espaces de liberté mis en relief sur ses toiles, les émotions qui rejaillissent dans chaque regard et atmosphère peinte,  nous rappelle les valeurs intrinsèques au règne animal et sauvage, tant l’instinct de survie est souvent supplanté par le conditionnement et l’esprit de compétition qui régissent notre monde et ceux qui l’approchent.

 

Brigitte

 

 

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